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Le parcours impressionnant d'Anne-Marie Gill

Elle réalise son rêve de courir le marathon de Boston.

MarathonDe passage à nos bureaux, Anne Marie Gill montre fièrement la médaille qu'elle a ramenée, après avoir complété l'épreuve du 122e marathon de Boston.
PHOTO FRANÇOIS BEAUDREAU

Par François Beaudreau [25/05/2018]

Partie de Pierreville, Anne-Marie Gill s'est mêlée à la foule de coureurs qui ont pris le départ du 122e marathon de Boston, le 16 avril dernier.

Malgré une température exécrable, où la grêle, la pluie et les vents violents ont poussé des milliers de participants à l'abandon, l'athlète pierrevilloise a complété l'épreuve avec une fierté qui rejaillit encore dans son regard lorsqu'elle raconte son périple. « Nous, les coureurs, nous étions tous trempés jusqu'aux os. Il y a eu 2 300 personnes qui ont eu besoin de l'aide médicale. Il faisait vraiment froid et les gens n'étaient pas équipés en conséquence. Dès le départ, on avait les pieds complètement trempés. Beaucoup ont souffert d'hypothermie », rappelle-t-elle. Boston était la cinquième épreuve de 42,2 kilomètres que complétait Anne-Marie Gill.

Le début de sa carrière en athlétisme remonte à cinq années seulement. « J'ai commencé à courir des distances de cinq kilomètres, puis des dix, ensuite quinze puis vingt et un. Un moment donné, je me rendais compte que courir vingt et un kilomètres, c'était relativement facile. J'étais toujours dans le premier tiers des finissants. Ensuite, j'ai poussé mes limites et j'ai fait un premier quarante-deux kilomètres. »

Au fil du temps, en enchaînant les marathons, elle s'est mise à rêver d'aller courir celui de Boston. Mais ne participe pas qui veut. « Pour les femmes, il faut être capable de franchir la distance en moins de 3h35. » Ce fut chose faite au printemps 2017, dans le cadre du marathon des Érables de Mont-Saint-Grégoire. « Je m'étais entraîné beaucoup l'hiver précédant, en même temps que je complétais un stage », explique l'athlète, diplômée en communications de l'Université du Québec à Trois-Rivières. « J'ai terminé le marathon troisième chez les femmes », se souvient-elle. « Je savais que j'avais mon passeport pour aller à Boston. »

Après avoir réalisé ce premier rêve, Anne-Marie Gill était de retour à Pierreville. Débordante d'énergie, après seulement quelques jours de repos, elle prenait le départ du marathon des Érables de Mont-Saint-Grégoire.

L'athlète songe maintenant à relever un autre défi, soit de participer à un triathlon ironman, une course multidisciplinaire qui enchaîne natation, cyclisme et marathon.

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