L'annonceur

LA TRIBUNE LIBRE

Après une annonce de vente d'une église ...

On continue à faire comme hier pour demain, avec échec garanti.

Par Lionel Émard, prêtre [12/05/2015]

Mardi 28 avril 2015, la communauté chrétienne Saint-Gérard-Majella, de la paroisse Saint-Michel, a appris la décision que l'église paroissiale sera mise en vente puisque ni la communauté, ni la paroisse ne sont en mesure de garder l'église de la communauté.

L'étonnement, dans cette annonce, fut la réaction silencieuse des gens de la communauté. Les gens s'y attendaient d'où une certaine résignation, mais où est la réflexion communautaire face à une telle annonce ? En sommes-nous maintenant à fermer une église comme si c'était une vieille grange qui a fait son temps ?

Face au déclin de la religion et la fermeture d'églises et de paroisses, et bientôt de diocèses, y-a-t-il une réflexion qui est faite ? À écouter les prises de parole de dirigeants et penseurs religieux, on a le sentiment qu'ils se propulsent en avant sans se demander si les échecs d'aujourd'hui ne seront pas aussi les échecs de demain.

Il existe présentement une espérance béate chez plusieurs; on se compte des histoires sur l'avenir de la foi sans toucher d'un iota les structures actuelles et les façons de faire que ce soit au niveau des célébrations religieuses et l'éducation religieuse. On continue à faire comme hier pour demain, avec échec garanti. La mort rôde autour des communautés chrétiennes et personne n'est présent pour accompagner ceux qui s'en vont à leur dernier repos.

Je le reconnais, mon mot est rempli de désespérance, je voudrais bien espérer, mais comment espérer quand personne me donne des raisons signifiantes d'espérer ?

Depuis des années, nous voyons des chrétiens partir les uns après les autres et ne voyons personne venir prendre la place de ceux qui quittent.

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